Faut-il prendre des vitamines et des minéraux ?

Raplapla ?

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ou bien les trouver dans votre alimentation équilibrée, ahem ?

Ce Knol traite de la prise de cocktails contenant toutes les vitamines et tous les minéraux et présentés sous formes de capsules ou de petites tablettes (comme sur la photo ci-dessous, à l’exclusion des pastilles blanches).

Table des matières

    Arnold, mon modèle (non, je blague)
    Le dogme des vitamines en France
    L’explication biologique de l’existence des vitamines
    Faire sa propre évaluation
    Mon évaluation personnelle
    Mon conseil
    Vous avez lu un article affirmant que “les multivitamines favoriseraient le cancer du sein” ?

    écrit pour Knol fin mars 2010

    Arnold, mon modèle (non, je blague)

    Vers l’âge de 45 ans, j’ai commencé à prendre régulièrement des compléments vitamines/minéraux.J’avais déjà eu l’occasion de tester des cocktails de vitamines/minéraux vendues en pharmacie, du type “de A à Zinc” dont j’avais remarqué l’effet stimulant lors de randonnées mais je n’avais jamais prolongé leur utilisation au delà de quelques jours, une quinzaine peut-être (les boites en questions sont présentées comme des cures occasionnelles).L’occasion de passer à une utilisation différente fut pour moi de tomber sur des vitamines “américaines” qui étaient distribuées par un magasin de Body Building. Vendues en grandes boites, leur coût était beaucoup plus intéressant que les paquets presque homéopathiques vendus en pharmacie et incitait donc à prolonger la cure plus longtemps.La posologie “américaine” étant ce qu’elle est, je me lançai donc (sans faire le calcul) dans une cure ultra dosée qui eu sur moi des effets intéressants :Effets positifs : au bout d’un mois, je constatai avec surprise que ma peau s’était épaissie sur tout le corps, y compris sur certaines parties où elle est quelquefois très sollicitée… Il faut dire que j’étais depuis quelques années atteint d’un amincissement/vieillissement de la peau qui m’avait rendu sensible au soleil et occasionnés différents maux cutanés, comme une dermatite atopique du cuir chevelu. Dès le début de la cure j’avais constaté un regain, très apprécié, de ma vitalité, le principal objectif recherché. J’ai observé au bout de quelques mois un effet qui ne se produitait que lorsque j’avais une activité physique importante (ce qui n’était pas fréquemment le cas à l’époque) : lors d’un effort soutenu, rendu d’ailleurs plus facile grâce à l’aide du supplément, je constatais que mes muscles semblaient profiter de l’effort (en se développant) au lieu de le subir (en devenant plus secs [1]).Effets négatifs : j’étais atteint d’une constipation monstrueuse, que je mis un bon moment à relier à la cure en question, d’abord parce que nulle part (sauf erreur) sur internet ne se trouvent d’infos reliant la prise de vitamines et la constipation et deuzio parce que ce genre de problème de rétention ne m’a jamais beaucoup préoccupé [2]. Une fois le problème identifié, il a été résolu immédiatement par une adaptation (et un fractionnement) des doses.Corolaire de l’épaississement de la peau, celle-ci devient plus grasse et dans les endroits naturellement prédisposés, on peut avoir une recrudescence des problèmes de points noirs.

    Le dogme des vitamines en France

    En France (peut-être dans de nombreux autres pays), il existe un dogme des vitamines que l’ont peut résumer de la façon suivante :”Pas la peine de prendre des vitamines puisque celles-ci se trouvent dans votre alimentation, si elle n’est pas déficiente (La plupart des gens ont une alimentation complètement déficiente bien sûr et doivent s’efforcer de la corriger [cette information se trouve dans une autre partie du bouquin/site])”[3] .Variante : “En temps normal, un adulte qui a une alimentation équilibrée, avec à chaque repas des aliments des quatre groupes recommandés par le guide alimentaire canadien, n’a pas besoin de prendre des vitamines ou des suppléments.” (donc ya pas que la France qui est atteinte, apparemment, il y a aussi le Québec…)Autre variante “La pratique intensive d’un sport: si les sportifs “du dimanche” n’ont pas de besoins nutritionnels accrus, il n’en est pas de même des sportifs de haut niveau ou des personnes qui ont une activité physique régulière (au moins 3 fois par semaine). Les préparations polyvitaminées sont utiles dans ces situations.“Curieusement, ce dogme semble partagé aussi bien par les tenants de la médecine officielle que par les chantres de la santé “parallèle”, bio, etc. C’est peut-être seulement dans le petit monde du Body Building et du sport intensif qu’on rencontre des adeptes de ce genre d’automédication.Une autre facette du dogme est que “Puisque les vitamines sont utilisées par l’organisme à faible dose il est évidement indispensable de les utiliser à la dose la plus faible possible (viser la limite de la déficience pour être sûr d’arriver juste en dessous”.

    L’explication biologique de l’existence des vitamines

    De très nombreuses sources d’information adressent la question des vitamines mais on s’aperçoit, si on se la pose, que la question suivante n’est jamais abordée :Pourquoi il y a-t-il des vitamines ?Pour répondre à cette question, il faut d’abord l’élargir à d’autres espèces que l’Homme :Même si on se cantonne aux mammifères, on découvrira alors (avec une légère stupéfaction teinté d’incrédulité) que les vitamines CHANGENT quand on change d’espèce [4] ! Il existe toutefois une bibliothèque finie de vitamines (car tous les organismes sont construit à partir des mêmes acides aminés mais tout se passe comme si chaque espèce piochait un certain nombre d’entre elles). Autrement dit, “les vitamines” cela n’existe pas, il y a des vitamines de l’homme, des vitamines du chien, etc.Si on prend par exemple le cochon (dont l’homme est très proche par le goût et les mœurs c’est bien connu, la façon de manger et de se reproduire pour ne citer que deux exemple) on s’aperçoit que le cochon n’a pas besoin de vitamines A et C comme nous. Il partage seulement notre besoin de quelques vitamines B.Si on se pose la question : pourquoi ? On est obligé de se rendre compte que cette situation illogique (par rapport à celle où tous les mammifères auraient les mêmes vitamines) est due au hasard de l’évolution :Soit une espèce animale qui se trouve dans un milieu lui fournissant, par l’alimentation, une certaine protéine nécessaire en quantité suffisante. A tout moment, une mutation peut apparaître dans cette espèce pour laquelle les individus sont incapables de synthétiser la protéine en question. Compte tenu de l’apport naturel, ces individus ne seront nullement désavantagés et la mutation pourra se répandre dans une partie plus ou moins grande de la population de cette espèce, voire la totalité. Si par la suite, l’espèce change de milieu, ou bien le milieu est modifié, une carence peut alors apparaître.La conséquence de cette analyse est que le dogme des vitamines essaie de nous présenter le besoin en vitamines comme une situation essentiellement “naturelle” qu’il convient d’aborder “naturellement” alors qu’en réalité il s’agit d’une infirmité, une sorte de maladie génétique.L’espèce humaine a évolué pendant des dizaines de milliers d’années dans des milieux que nous connaissons mal. La cuisson des aliments est récente, à l’échelle de cette évolution. Comment peut-on affirmer que telle ou telle alimentation d’aujourd’hui est “équilibrée” ?

    Faire sa propre évaluation

    Comme on l’a vu, les vitamines font l’objet d’un dogme médical ayant plusieurs composantes intriquées. Il en existe d’autres (composantes) qui aggravent encore cette vision dogmatique :- l’idée que l’action d’un produit est la même pour tous les individus. Que ce soit pour un aliment, pour un médicament ou pour un complément alimentaire, toute généralisation est anti-scientifique. Les doses sont indicatrices. Selon les individus, les doses DOIVENT varier, car en biologie, tout varie.- l’idée que c’est aux médecins de déterminer ce qui est bon pour chacun de nous. Quiconque a déjà été hospitalisé a déjà ressenti l’incroyable désinvolture avec laquelle la classe médicale vous transforme instantanément en “patient”, c’est à dire en une personne dépourvue de libre arbitre.Les compléments vitaminiques et minéraux ne sont même pas des médicaments. De grâce, laissons à chacun le soin de rechercher son propre besoin et sa propre posologie !

    Mon évaluation personnelle

    La prise de compléments vitamines/minéraux m’a apporté, et continue à m’apporter les bienfaits suivants :à court terme :Une augmentation de mon énergie, chaque jour où j’en prends : force, éveil, résistance, toutes les énergies…à moyen terme (ou avec une utilisation régulière) :Un épaississement de la peau qui aide à combattre les maladies cutanées;Une augmentation de la musculature suite à chaque effort soutenu;à long terme :Il est très difficile d’observer des effets à long terme sur soi-même mais je suis à peu près sûr que la prise de vitamines peut aider à combattre le vieillissement, ne serait-ce qu’en vivant mieux sa vie et son sport.

    Mon conseil

    Cool ce schéma, n’est-ce pas ? Non, ne le regardez pas trop longtemps, sinon vous deviendrez asthénique (ce n’est pas un gros mot) ou au moins déprimé !

    Vous souffrez d’un des maux suivants et/ou vous avez une des activités suivantes :

      fatigue chronique, asthénie, raplapla, manque d’énergie (je sais, tout ça c’est la même chose)
      maladie de peau
      vous faites un travail physique
      vous vous entrainez régulièrement mais vous n’avez pas l’impression que cela améliore votre forme.
      vous êtes nettement en dessous du poids standard pour votre taille
      Vous devriez essayer les compléments vitamines/minéraux :
    Bien réfléchir au moment où vous achetez une boite : les tablettes sont beaucoup plus difficiles à avaler (pour certaines personnes), que les capsules. Par contre, on peut les casser en deux.

      Essayez plusieurs marques, toutes n’ont pas exactement la même formulation, ni les différents produits à l’intérieur de la même marque…Commencez par des doses faibles, trouvez la bonne dose pour vous !Essayez le fractionnement des doses (qui permet aussi de réduire la dose totale) : les cachets qui sont prévus pour être pris “un par jour” peuvent être coupés en deux pour une prise le matin et une autre l’après midi (on évite ainsi un pic le matin par contre on profite mieux de l’effet stimulant l’aprèm).Ne persistez pas si cela ne vous convient pas, pour une raison ou une autre ou si vous ne ressentez aucun effet bénéfique.
    Si vous vivez dans les arbres et ne vous nourrissez que de feuilles
    pas la peine de prendre des supplément, votre alimentation est
    naturellement équilibrée…

      Vous avez lu un article affirmant que “les multivitamines favoriseraient le cancer du sein” ?

        Les pourcentages donnés dans ces articles concernent une seule étude, qui paraît effectivement montrer une très légère augmentation du risque, le pourcentage de 19% d’augmentation est à replacer dans son contexte : passage de 2-et-quelques-pour-cent à 3-et-quelques-pour-cent.”L’étude” en question, qui visait à étudier ce lien, c’est déjà assez compliqué, n’étudie pas si dans la même population d’autres cancers n’ont pas diminué…Ne vous alarmez donc pas trop sur ces gros titres, si vous êtes une femme et que les vitamines vous font du bien et que vous avez trouvé votre dose, continuez à en prendre (vous allez peut-être mourir écrasée par un autobus, de toutes façons, pas du cancer du sein).Globalement, il se peut qu’il existe un lien entre prise de vitamines et cancer. En effet, si comme je l’affirme, les vitamines sont capables d’augmenter votre vitalité, c’est donc qu’elles sont capables de vous rendre en quelque sorte plus “jeune”. Or il existe un lien bien connu entre la gravité des cancers et l’âge [5]. Plus on est jeune et plus un cancer déclaré (statistiquement) évolue vite. Il est donc effectivement possible que si vous “couvez” un cancer, les vitamines puissent le rendre plus malin ce qui évidemment n’est pas souhaitable. Mais refuseriez vous une cure de jouvence miracle sous prétexte que vous allez à nouveau attraper telle ou telle maladie de l’adolescence ?

      Liens

      Contrairement à ce que les fournisseurs de ce type de produit nous font croire, la prise de compléments en vitamines ne permet pas d’améliorer les performances physiques.

      Références

        Un peu comme une plante qu’on met au soleil mais sans l’aroser par comparaison avec la même plante qu’on met au soleil mais qu’on arrose…Il est évident que c’est l’effet recherché par les body builders qui ont dû le découvrir empiriquement. Cet effet est assez étonnant : dès que vous faites un effort prolongé, le lendemain vous vous sentez plus fort ! Ah comme je regrette de ne pas avoir eu ces vitamines plus tôt lors des nombreux crapahutages que j’ai fait dans ma vie…
        Mais “si la tête oublie la constipation, le derrière finit toujours par s’en rappeler” (Lao Tseu).
        Pas la peine de faire du sport car l’activité physique se trouve naturellement dans votre vie quotidienne. Pas la peine de vous cultiver en lisant des livres car votre culture générale est déjà suffisante au sortir de l’école, etc…
        Ce qui ne veut pas dire qu’une autre espèce ne PEUT pas avoir les mêmes vitamines que l’homme. Le cochon d’inde, par exemple, a besoin de Vitamine C (ou plutôt l’acide L-ascorbique est une vitamine pour le cobaye mais pas pour le lapin). Voir aussi : Michon, Philippe. La vitamine C en alimentation canine:le chien a t’il besoin d’acide ascorbique [Internet]. Version3. Knol. 2009 janv. 17.http://knol.google.com/k/philippe-michon/la-vitamine-c-en-alimentation-canine/32vnssw5h1gg5/8

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