À la recherche du lévrier tahitien


Pleüſt Dieu que je fuiſſe uns chiens, enſi que tu es, par nature ; ſ’auroie dou pain et dou bure au matin, et la graſſe ſoupe. FROISSART, le débat du cheval et du lévrier.

(Plût à Dieu que je fusse un chien, ainsi que tu l’es par nature….j’aurais du pain et du beurre au matin et la soupe grasse … )

La position du “sphynx”, en réalité une position caractéristique des lévriers, les autres chiens pouvant difficilement maintenir la position. Notez le jour entre le ventre et le sol.

Article paru (en version réduite) dans Tahiti Pacifique n° 127 (novembre 2001), revu et mis à jour pour Knol en Mars 2010.

Un dimanche de bonne heure nous fîmes, quand ma fille avait 3 ans, une balade en kayak au motu Ovini, la pointe du jardin botanique de Papeari, en partant de notre maison qui se trouvait un peu plus loin vers l’ouest.

Dans les premières versions de cet article, je remarquai la discordance de ce nom  “motu” Ovini avec le fait que cet endroit est seulement une presqu’île et je m’expliquais la chose par l’idée que le cours de la rivière avait pu changer.

Depuis, je me suis rendu compte que la traduction habituelle du mot tahitien “motu” par “île” est la seule responsable de cet apparent problème. Le mot “motu” ne signifie pas réellement “île” mais plutôt une notion plus générale d’entaille ou de séparation plus ou moins complète.

Il existe d’autres cas de motu (dans la toponymie) qui ne sont pas des îles, par exemple aux Marquises. Au bout d’un moment passé à se baigner à la pointe, sous les grands aïtos, nous fûmes alertés par de petits jappements. Près d’une poubelle se tenait une petite chienne d’environ un mois, qui devait être là depuis la veille. L’animal était pitoyable et avait pris comme point de repère cette poubelle publique dont il ne s’écartait pas, se disant probablement : “depuis que je reste à côté de cette poubelle, il ne m’est rien arrivé, c’est donc un endroit sûr …” Aussitôt recueillie et embarquée à bord de notre kayak, l’animal devint vite un membre à part entière de notre famille. Difficile de décrire un aussi vilain petit canard : toute noire, les oreilles tombantes, des pattes cagneuses et un torse particulièrement râblé, une queue à la Pluto dont seule émergeait de l’herbe haute la zigzagante pointe blanche …

Mais tel vilain petit canard devient parfois beau cygne. Au cours d’une croissance particulièrement rapide, il faut dire que le bébé était du genre vorace, ses pattes s’allongèrent, ses oreilles se redressèrent tandis que son ventre devenait bien svelte et sa poitrine puissante, le tout recouvert d’un superbe pelage noir brillant. Bien sûr, dans l’opération, nous avions perdu un certain nombre de chaussures, réduites à l’état de charpie, mais du moins étions nous en possession d’un magnifique animal, à la course particulièrement rapide.

Excusez la mauvaise qualité de la photo numérique de l’époque et remarquez la forme de la croupe, la musculature saillante, le port de la queue et les oreilles tenues en arrière…par ailleurs cette photo est en même temps très réussie, hum, car on peut y voir trois chiens…

Bien qu’une variété incroyable de bâtards, je pense que personne ne me contredira, puissent se rencontrer à Tahiti, je ne tardai pas à remarquer que dans les environs de Papeari, Mataiea (possiblement dans d’autres parages) au milieu d’une faune hétéroclite, on rencontrait souvent des chiens bien typés, très semblables au nôtre, notamment dans les quartiers les plus “kaina”… peut être en liaison avec les chasseurs de cochons. Était-il possible d’en déduire l’existence d’une “race” locale de chiens de chasse et si oui, quelle aurait pu être leur origine ?

Te Kuri

L’allure de l’ancien chien polynésien, venu sur les grandes pirogues en même temps que l’homme son maître et les deux autres seuls mammifères de la Polynésie Orientale, le cochon et le rat, est normalement bien connue… et très différente : c’est, ou c’était, un chien aux oreilles pointues, à fourrure jaune dont on peut paraît-il voir les rares descendants sur quelques atolls, peut être dans d’autres îles reculées. Des recherches récentes montrent que cet ancien chien polynésien n’est autre qu’une variété du Dingo australien, ou plutôt le contraire.

On avait aucune preuve archéologique que la présence du Dingo remontât aussi loin que celle des aborigènes, et déjà cela aurait pu nous mettre la puce (de Dingo) à l’oreille. Mais des recherches génétiques récentes confirment que les premiers Dingos ne sont arrivés là qu’il y a quelques milliers d’années (4 si ma mémoire est bonne, soit au moment de l’expansion humaine dans le pacifique lointain) alors que leurs maîtres (enfin, pas toujours ce sont aussi des chiens féraux) sont là plutôt depuis 40 mille ans. L’étude de l’ADNm de ces chiens  montre donc qu’ils descendent de la même souche que les chiens polynésiens . Donc, l’ancien chien polynésien n’était pas vraiment un chien de chasse comme on le voit bien en lisant le capitaine Cook, justement, dont tout l’équipage (les anglais adorent les animaux) s’était converti aux îles des Amis = Tonga)… à sa consommation gastronomique ! C’était plutôt un chien de cuisine… Cook ne parle en revanche pas des chiens “anglais” qu’il avait à bord pendant tout son périple, tellement ces mascottes étaient banales à l’époque [1]. Mais on peut être sûr que, dès les premiers contacts, des apports de sang européen dans la race canine locale ont eu lieu, par don, désertion, abandon, ou même vol de chiens du bord et aussi, bien sûr, par les idylles qui se nouèrent alors entre chiens européens et chiens polynésiens… Ce métissage canin est bien sûr tout à fait parallèle au métissage humain qui a certainement commencé à la même époque et Bengt Danielson, au cours de son séjour dans l’atoll de Raroia note d’ailleurs non sans humour que certains chiens y étaient “aussi métissés que leur propriétaire”, une phrase qui serait aujourd’hui à la limite du politiquement correct ! Toutefois, il est probable que pendant longtemps, l’apport de nouvelles races de chiens dans le Pacifique insulaire a dû rester extrêmement limité et espacé dans le temps. Ainsi, envisager la re-formation d’une race locale de chiens à partir d’un type apporté par les premiers navigateurs n’est pas extravagant d’autant que les tahitiens durent rapidement voir l’intérêt des chiens de chasse pour exploiter la ressource naturelle des cochons retournés à l’état sauvage, un sport autant qu’une nourriture. Une autre hypothèse serait qu’une seconde race de chiens ait pu cohabiter (ou exister sur des îles différentes de la première) depuis les origines de la colonisation polynésienne de même que cohabitaient de nombreuses variétés de taros, d’arbres à pains etc. Cette hypothèse ne repose sur aucun début de preuve ou d’indication mais il est curieux de constater l’existence depuis l’Inde jusqu’en Indonésie de chiens étonnamment similaires, taillés pour la course (voir par exemple : http://www.dogsindia.com/indian_breeds.htm ). De nombreuse personnes de par le monde essaient actuellement de retrouver et de sauver certaines de ces races et beaucoup d’information à ce sujet peut se trouver sur l’Internet, par exemple on pouvait trouver (la page n’existe plus) la description d’un lévrier, non encore reconnu par la fédération Cynologique Internationale, propre à l’île de Crête, peut être un rameau survivant de l’ancien lévrier décrit dans l’antiquité par les auteurs grecs. L’animal qui nous échu par un coup du destin présentait certes quelques caractéristiques étonnantes, surtout pour une clocharde. Bien sûr en disant cela, on pourrait avoir l’impression que je méprise les clochards canins, ce qui est faux. Tout le monde est d’accord pour dire que n’importe quel bâtard est aussi sympa qu’un chien de race mais après tout, il ne faut pas avoir honte non plus d’apprécier les belles choses et il faut admettre que certains chiens, sous l’angle esthétique, sont plus réussis que d’autres et qu’en matière de croisement canin, le hasard n’est pas toujours heureux ! Mais passons ! En observant ma chienne j’ai cru reconnaître certains traits, tant physiques que comportementaux, des lévriers, dont j’ai un peu fréquenté deux races : greyhound (lévrier anglais) et Azawakh (lévrier touareg). La beauté pure des lévriers, qui n’est d’ailleurs pas appréciée par tout le monde, il faut avoir eu la chance d’en connaître, est avant tout une beauté “efficace” au même titre que celle des voitures de course, des bateaux à voiles, des avions et finalement des sportifs, toutes ” machines ” dont la beauté n’est qu’un sous-produit de la fonction. Les lévriers sont les chiens les plus rapides à la course, au sprint chez certains mais aussi en course de fond chez d’autres variétés, paraît-il. Dans ces disciplines, ils égalent les chevaux. On ne sait pas si les différentes races lévriers ont la même origine [2] ou représentent le résultat de sélections convergentes. Ainsi, la ressemblance aux lévriers de ces chiens de chasse tahitiens ne pourraient être que le résultat d’une sélection locale pour la chasse à partir de souches n’ayant rien à voir avec les lévriers. Toutefois, cela expliquerait mal la variété des points de ressemblance, tant physiques que comportementaux :

Description

Trait physiques :Longueur des membres, notamment du bras, le coude est bien dégagé de la cage thoracique, pourtant en carène de bateau. Cage thoracique très développée donc en largeur et surtout en profondeur, formant contraste avec un ventre très rentrant même après plusieurs portées). Arrière train en voûte (vu de l’arrière), présentant de profil un segment en descente régulière entre le sommet des lombes et la naissance de la queue.

La cassure de la croupe chez certains lévriers est bien visible sur cette photo issue de http://ecthoren.edres74.net/spip.php?article714, remarquez la position en porte-manteau des oreilles…

Cuisses particulièrement musculeuses,  tout le corps est bien musclé mais cette musculature est ” sèche” sur le reste du corps.

Ce qui est le plus remarquable, ce sont peut être les oreilles qui sont repliables vers l’arrière, ce qu’on peut considérer comme une adaptation à la course. Elles sont extrêmement mobiles et indépendantes, passant en permanence de la position moyenne : en ” porte-manteau ” à ” dressées vers l’avant ” à ” demi-repliées “, ou repliées. Ce repliage s’opère par cassure vers le quart inférieur du pavillon. Il est à noter que repliée, l’oreille est toujours ouverte, bien que l’intérieur soit masqué par les poils de l’entrée. Cette conformation de l’oreille s’appelle ” en forme de rose ” chez les lévriers (cf. Dr. De Caprona, page :www.adevnet.fr/dogmag/levcourtfr.htm malheureusement plus sur le web ) mais cet auteur ne précisait pas la mobilité de l’oreille chez cette race. Bien qu’il ait les oreilles tombantes le sloughi (lévrier arabe) peut aussi replier les siennes vers l’arrière (?) ainsi que certaines races indiennes.   Traits comportementaux – Petit trot très élastique (le chien a l’air monté sur ressorts), cette allure de trot est maintenue même à un rythme rapide alors que les autres chiens sont depuis longtemps au galop. Le galop est normalement réservé à la poursuite, dans la chasse où le jeu. – Tête franchement abaissée au galop, le chien ” tangue ” d’avant en arrière en effectuant des bonds d’environ 4 m. – En fait, cette façon de courir est le “Galop à double suspension” :  la particularité de ce galop est la présence d’une deuxième “suspension”, temps pendant lequel aucune patte ne touche le sol, au moment de l’extension. – De façon corolaire, la tête s’abaisse et se relève au cours des différents temps (comparer, y compris la position de la tête, avec un galop à une seule suspension). La double suspension, c’est aussi la façon de courir des guépards !

Sur cette photo empruntée à http://welovedogs.e-monsite.com/rubrique,whippet,108887.html, un chien au galop est saisi pendant la suspension en extension ! Essayez de prendre un instantané de votre teckel dans la même position !

Cette autre photo montre deux chiens en suspension étendue (4ème et 6ème en partant de la gauche) Le premier chien s’apprête à la même suspension tandis que les deuxième et cinquième vont passer à la suspension regroupée, comme ci-dessous. (ecthoren.edres74.net)

L’autre suspension, observable dans le galop du cheval et de tous les autres chiens, se produit au moment du regroupé des membres, comme ici :

– Franchissement spontanés d’obstacles “en puissance”, aisance en terrain accidenté.

– Intérêt visuel pour les proies lointaines, lié à une excellente vue (le chien se couche en attendant que “sa proie” démarre).

– Reconnaissance visuelle des personnes à bonne distance (le lévrier ne vient pas renifler les gens car il les a déjà reconnus).

– Froideur avec les ” étrangers “.

– Habitude de se coucher dans la “position du sphynx”, c’est à dire avec les pattes avant étendues et les pattes arrières repliées sous le ventre. Les chiens autres que les lévriers ne se couchent pas fréquemment ainsi, ou alors pas longtemps (à tel point qu’il est difficile de se procurer une photo de chien dans cette position). On peut supposer que cette position est favorable à un démarrage rapide…

Ici c’est clairement une position adoptée par ce chien au cours de l’exercice, mais se couche-t-il comme ça spontanément ? En tout état de cause, on ne pourrait pas passer la main sous son ventre…


Traits discordants Il faut aussi reconnaître que notre animal présentait un certain nombre de traits discordants avec ceux des “vrais” lévriers, probablement dû au métissage avec d’autres races : L’allongement des membres et du museau était moins accentués. Les oreilles, par contre, étaient beaucoup plus grandes que chez les lévriers classiques. Tempérament tout de même moins “froid” que celui des lévriers. En humeur normale, la queue était tenue au dessus de la ligne du dos, les vrais lévriers la tenant normalement pendante. Le stop, ou chanfrein, bien marqué

Autres traits remarquables observés sur notre animal : La patte avant a cinq doigts tandis que la patte arrière en possède quatre seulement : il n’y a pas d’ergot. Les griffes sont très fortes. Des cals apparaissent rapidement aux coudes (probablement en relation avec le “sphynx”). Le pelage est très ras et ne comprend que de la jarre, pas de bourre (poils laineux). Des poils plus longs ne poussent que sur le ventre et surtout l’arrière de cuisses et la queue. Les poils de l’échine, qui sont aussi plus long que sur les flancs sont capables d’une horripilation extraordinaire, formant un vrai ” paillasson “. Lorsqu’il est normalement lissé, le pelage est extrêmement brillant et, selon l’éclairage, des zones blanches et noires forment de jolis reflets. Les différentes directions d’implantation du poils se découpent nettement et des tourbillons sont nettement visibles, de près, derrière les oreilles et sur l’arrière des cuisses. Une tache blanche va du menton au sternum mais ne se voit que peu, le chien paraissant à première vue entièrement noir à part les cinq extrémités, pattes et queue, marquées de blanc. Il serait intéressant d’obtenir des chiens entièrement noirs et aussi d’autres couleurs pures. Ce genre de tache blanche est toutefois admis dans les standards de plusieurs races officielles (Levrette d’Italie par ex.). Les mamelles étaient au nombre de 10 dont 8 bien développées. Vu du dessus, le corps présente une silhouette extrêmement anguleuse, déjà visible dans le jeune âge,: après une tête assez petite et un cou aplatit latéralement, le thorax s’évase fortement en forme de losange auquel se raccorde un ventre beaucoup plus étroit. C’est sans doute cela que dans le langage de la vénerie on nommait un chien harpé (Littré : Lévrier harpé, celui qui a le devant et les deux côtés fort ovales avec un peu de ventre, de manière à présenter une sorte de ressemblance avec une harpe).

CONCLUSION

Il y avait-il des lévriers à bord des bateaux européens de l’époque des premiers contact. D’autres races de chiens furent elle importées à Tahiti à partir du Pacifique occidental ? ou bien encore des lévriers ont-ils été introduits plus récemment ? Quelle que soit l’ascendance exacte de la race tahitienne que nous avons décrit, elle n’en garde pas moins son intérêt et même un intérêt à plusieurs niveaux : Tout d’abord l’intérêt esthétique, pour tous les amateurs de beaux chiens. Deuxièmement l’intérêt culturel, puisqu’il n’existe pas à ma connaissance aujourd’hui, de prise de conscience d’une race locale de chien et que cela fait pourtant partie du patrimoine polynésien, même si ces chiens ont été introduits à l’origine (ce qui est aussi le cas ailleurs, et puis dans la culture tahitienne, il y a d’autres éléments introduits, par exemple dans la musique, les instruments à cordes…).

 

Enfin l’intérêt scientifique de déterminer l’origine de la race, même en l’absence de preuves historiques, à partir des nouvelles techniques génétiques, comme des auteurs le proposent aussi pour d’autres races. Toutes les personnes ayant des observations à me communiquer, possédant un chien ayant plus ou moins les caractéristiques recherchées ou connaissant des chiens, n’importe où dans le Pacifique, correspondant à la photo ci-dessus ou à celle ci-dessous, ou intéressées par l’élevage de cette race et la définition de ses standards ainsi que par son amélioration sont invitées à me contacter par les commentaires de ce knol : si vous aimez les beaux chiens, n’hésitez pas !

Chienne observée à Tahiti en 2009. Très belle robe bringée (qui pourrait venir directement d’un ancêtre greyhound, certains le sont : http://ecthoren.edres74.net/IMG/jpg/levrier_greyhound.jpg). Observez les pattes très déliées et surtout, la forme de la croupe, qui comprend une partie descendante. Les oreilles également sont assez caractéristiques. Cliquez pour agrandir.

[1] “un chien assez court sur pattes et aux grandes oreilles pointues, à fourrure jaune ” … hum, cette description ne correspond pas à tous les dingos. S’il est vrai que certains ont une allure de renard, pour ainsi dire (mais court sur patte est un peu exagéré) beaucoup se rapprochent plutôt du loup, je veux dire qu’ils ont une allure efflanquée et assez hauts sur pattes. Quelques photos qu’on peut glaner ça et là sur internet montrent même des chiens qui se rapprochent un peu du type “lévrier” avec notamment un ventre rentrant. En visionnant le documentaire “Le rêve brisé des aborigènes” j’ai eu la surprise de voir les derniers aborigènes nomades accompagnés par des chiens à l’allure très très évocatrice des lévriers (corps sinueux, oreilles mobiles). Voici l’extrait en question :

Un commentaire

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  1. Gérard Brulland

    Nous avons ramené de Tahiti un grand chien noir haut sur pattes, très rapide, aux extrémités des pattes blanches. Exactement le portrait de l’animal décrit ci dessus. La bête, assez laide à l’origine est devenue un bel animal assez impressionnant.
    Nous sommes actuellement à Saint Pierre et Miquelon et nous avons remarque que notre chien est effectivement très à l’aise en terrain difficile. À noter qu’en plus, il adore la neige !
    Il a effectivement une vraie allure de lévrier et se couche parfois en sphinx.
    Nous avons retrouvé une ancienne photo tahitienne d’un de ses ancêtres, lui ressemblant beaucoup comme le chien noir ci dessus.
    Cordialement
    G.Brulland

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