‘Le statut phonologique des semi-consonnes’


 

Cet article est la critique, un exercice un peu ingrat, d’un cours d’université.

On y découvre ce qui se fait probablement de mieux à propos des semi-consonnes, si tant est qu’on se cantonne à la méthode classique des paires minimales – qui ne rechigne apparemment pas à  employer des mots “exotiques” tels que cacahuète – et à l’approche phonétique, qui revient à se poser ce genre de questions : quels sons entends-je dans ce mot, quels sons le locuteur est-il en train de prononcer, etc.

Tout cela est évidement aux antipodes de la méthode structurale, qui doit envisager la phonétique comme une pure description, absolument pas une analyse.

Le cours conclue mollement à la non-phonémicité de ces semi-machins, sauf peut-être exceptions. Mais les bonnes questions sont-elles posées ? Notamment si des sons sont (pardon) ou ne sont pas comptés comme phonèmes, le nombre total de phonèmes dans un morphème doit changer, chose non étudiée.

Les lecteurs qui veulent apprendre quelque chose de nouveau à propos de la caractérisation des phonèmes en général, y compris les sons complexes comme les consonnes complexes ou les voyelles complexes auront intérêt à se reporter directement à mon nouvel article “la détermination des phonèmes d’une langue” ( écrit deux ans plus tard que celui-ci).

 

Tel est donc le titre d’un cours publié sur internet par André Thibault, qu’on peut récupérer dans un fichier normalement situé ici :

http://andre.thibault.pagesperso-orange.fr/PhonologieSemaine10.pdf

Le document porte en en-tête la mention : “Phonologie, Master LFA, semaine 10” et en fouillant dans ses propriétés on peut vérifier qu’il a été créé et/ou modifié la dernière fois le 15 décembre 2009 (merci de me signaler toute nouvelle version dans les commentaires).

Il est clair que ce cours est destiné aux élèves du professeur en question et on pourrait se demander de quel droit ou en quelle qualité je me permets de le critiquer. Toutefois le fait même de l’avoir publié sur internet, sur une adresse qui n’est pas secrète (pas de mot de passe demandé, page très bien référencée) est une invitation à la visite, au téléchargement, et on peut dès lors considérer que ce document est public.

J’avais déjà visité certains des cours d’André Thibault il y a quelques années (probablement avant 2009) mais des discussions au mois de juillet 2012 sur un forum ayant pour sujet les diphtongues en français (http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=2134&p=1) ont attiré mon attention sur ces documents, visiblement nouveaux ou nouvellement mis à jour comme le confirme la date citée plus haut.

Le but immédiat du présent commentaire est de donner une lecture critique de la méthode et des conclusions du document en question, critique ne voulant pas dire bien sûr que tout sera “critiqué”, mais pas non plus naturellement que tout sera forcément validé. Le but du présent travail n’est donc pas de critiquer pour le plaisir de porter la contradiction, mais faut-il le rappeler, de faire avancer la question des diphtongues en particulier, et la méthode phonologique en général. (Je ne peux pas redonner tout le cours, pour suivre, il faut avoir le document en main)

Introduction

L’introduction du Pr. Thibault est assez lapidaire, il attaque le sujet par l’affirmation que le “français connait trois sons considérés comme appartenant à une catégorie intermédiaire entre consonnes et voyelles.”

On est obligé de remarquer que cette phrase élégante ressemble tout de même à un tour de passe-passe, une façon d’éviter, dès le début, la question de l’origine de la notion, de savoir qui l’a créée et dans quel cadre scientifique.

La deuxième phrase révèle en quelque sorte une partie de ce que n’a pas voulu dire la première, que les expressions “semi-consonnes ou semi-voyelles ou glide” sont en fait utilisée par des “phonéticiens”. Ici on aurait pu trouver le terme “linguiste” mais l’idée que ce sont en fait des phonéticiens semble donner le cadre scientifique manquant auquel j’ai fait allusion : la phonétique.

S’ensuit quelques précisions techniques qui font référence à la syllabe (une notion plutôt phonétique elle aussi) et à son cœur puis une vague allusion au fait que chacune des semi-consonnes a en fait une voyelle “correspondante” (correspondance peut-être détaillée ailleurs dans le cours ? mais cela est précisé plus tard).

Immédiatement ensuite, l’auteur pose la question qui fait l’objet de ce chapitre : “s’agit-il de phonèmes indépendants, ou de variantes combinatoires d’un autre phonème? ” et l’introduction se termine, pour laisser la place à un décorticage en profondeur des interactions phonétiques des entités étudiées.

Pas d’indication sur l’émergence de la notion de semi-consonne donc, pas de date, pas de source. On ne sait pas si cette catégorie est apparue en même temps que les autres, les voyelles et les consonnes, ou bien si elle a été rajoutée après, auquel cas comment cela a été justifié. S’il y a une seule école ou plusieurs à ce sujet. On ne sait pas non plus qui l’a validée, donc si tout le monde l’utilise, ou si quelqu’un déjà l’a critiquée ?  Le français “connait” des semi-consonnes, mais on ne saura pas non plus, à ce stade en tout cas, si d’autres langues les connaissent aussi ?

J’ai eu l’occasion de critiquer la mise en place de la notion de semi-consonne, dans le forum cité plus haut. En prenant l’exemple d’un autre cours publié sur internet (choisi car mieux structuré que la moyenne en ce qui concerne l’opposition phonétique/phonologie). http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=2134&p=4

J’ai tenté de faire remarquer (à des collaborateurs très prompts à trouver des erreurs rédhibitoires dans tout raisonnement inaccoutumé, mais étonnamment réfractaires à trouver la moindre erreur dans des raisonnements répétés partout, argumentum ad antiquitam) que les semi-consonnes y surgissaient tout d’abord comme simple prononciations à peine discernables* de certaines voyelles mais finissaient (par on ne sait quel moyen) par se retrouver dans un tableau (semi-phonologique donc, le tableau étant structuré par les oppositions) des consonnes et comme on peut s’en douter arrivaient finalement par ce biais au statut de phonèmes du français.

* Il est vrai que différents auteurs finissent bien sûr par trouver la différence qu’ils cherchent, soit en découvrant que la semi-consonne est légèrement plus courte, soit qu’elle est légèrement plus fermée, etc. que la voyelle “correspondante”. Ces découvreurs de différences ne semblent pas bien conscients qu’en phonétique, si on veut découvrir une différence dans un phone, notamment dans un contexte précis, on la trouvera, parce que par définition, TOUS les phones sont influencés par le contexte. Et naturellement, les semi-consonnes n’apparaissent par définition que dans un contexte bien précis, le voisinage d’une voyelle à part entière.

Pour finir cette courte évocation de la genèse problématique des semi-consonnes, j’ajouterai que l’existence dans la littérature de certains non-dits, d’un vague consensus sur leur évidence, empêchait de montrer facilement que le classement des sons en voyelles et consonnes était un procédé éminemment phonétique, sans pertinence phonologique (il y a tout de même une ou deux citations de Martinet). Naturellement les mêmes personnes qui n’étaient pas spécialement dérangées par le manque de rigueur  dans la construction de cette opposition consonne/voyelle ne voyaient pas du tout où était le problème d’y ajouter (car en réalité, c’est bien une catégorie ajoutée a posteriori) une troisième catégorie …

Ce que je reproche en somme à l’introduction du Pr. Thibault, c’est donc de proposer à ses élèves une activité qui serait en quelque sorte la résolution d’un problème, d’une crise, mais en passant complètement sur l’existence de ce problème, de cette crise. Mais il a lui au moins la pertinence de poser la question, ce que tout le monde ne fait pas, tant s’en faut.

Le « yod »

Si ce n’était pas déjà précisé ailleurs, on apprend là que le ” yod ressemble beaucoup, articulatoirement, à la voyelle orale palatale non arrondie [i].” (la voyelle correspondante, peut-on lire entre les lignes)

À ce moment, Thibault est aussi vague que ses collègues, mais il se rachète plus loin en donnant un moyen de reconnaître l’un et l’autre.

La méthode du Pr. Thibault (je ne l’ai pas rencontrée ailleurs jusqu’à aujourd’hui) consiste à énumérer les situations dans lesquelles l’élément sonore intervient et à les étudier séparément. En ce qui concerne le “yod”, il trouve que cet élément se manifeste dans 5 situations différentes.

En ce qui concerne le 4 ème cas, où Thibault voit le yod apparaître seulement en conjonction avec sa voyelle correspondante, il s’agit d’une interprétation un peu tendancieuse. Par exemple le mot sanglier est décomposé [sañglije] uniquement parce que l’auteur décide que la dernière syllabe est [je]. Mais comme il y a forcément une voyelle, donc un [i] dans la deuxième syllabe [gli], c’est ainsi qu’apparaît la suite [ij]. Si on admet que la dernière syllabe est seulement [e] (comme l’a fait Littré) alors la suite [ij] disparaît et le mot est seulement [sãnglie], le yod éventuellement perçu n’étant que la “fin” du [i]…

Mais l’auteur fait lui même machine arrière en ce qui concerne les cas 1 et 3, qui pourraient être vus comme des groupes [ij] ou même comme des [i] “selon les locuteurs, les régions, le débit, les mots, le genre textuel, etc.”. Curieusement Thibault ne semble pas questionner l’identité séparée de ces trois situations [j], [i], [ij] ??? Pour lui, ces différentes décompositions ne dépendent que de la syllabation. A posteriori, on comprend donc vaguement comment il distingue absolument le [j] du [i] (auquel “il ressemble beaucoup, articulatoirement” rappelons le…)

Finalement, l’auteur démontre que c’est seulement dans le cinquième cas, en position finale, qu’on peut parler d’opposition entre [j] et [i]. Sa démonstration est toutefois entachée de plusieurs approximations :

– il ne relève pas l’extrême rareté des oppositions ainsi obtenues.

– dans ses propres notations phonétiques, les mots abeille/abbaye ou paye/pays n’apparaissent pas comme des paires minimales car la voyelle notée avant le i/j est différente. Il justifie cette différence par le comportement de la voyelle devant voyelle ou consonne (en l’occurrence sous la forme d’une “semi-consonne” bien sûr).

– alors qu’il a lui-même montré plus haut que l’apparition de la semi-consonne ou de la voyelle était finalement liée à la syllabation, fait qu’il note à nouveau brièvement, il attribuera finalement en page 3 la possibilité d’opposition à l’existence de deux phonèmes séparés.  Ce raisonnement est vicieux puisque si une langue possède la syllabe comme unité prosodique, ce qui est le cas du français je pense, il est donc possible de faire apparaître des oppositions par la syllabation, une possibilité qui n’est pas exploitée systématiquement, mais qui fait partie de l’arsenal. Il est donc tout à fait cohérent de penser que dans certains cas, pour éviter l’homophonie, le locuteur est amené à réaliser des mots (ou des suites de mots) composés des mêmes phonèmes, mais en les syllabant différemment. Par conséquent, si la syllabation est toujours différente, la quantité ou la qualité des phonèmes n’est probablement pas en cause et de toutes façons, la situation n’est pas bonne expérimentalement.

Le cas du Yod, qui pourrait apparaître comme relativement simple dans l’esprit de l’étudiant en master, est considérablement aggravé en fin de chapitre, quand Thibault lance le doute dans plusieurs directions :

Une référence à Avram, qui (je n’ai pas lu l’article) avait un peu du mal à accepter un phonème qui soit une  “semi-consonne” apparemment (peut-être un indice de la crise dont j’ai parlé plus haut ?).

Une référence à Walter, ensuite, qui apparemment n’a eu aucun mal à créer les deux phonèmes /i/ et /j/ pour mieux ensuite voir leur confusion en un archiphonème (dans la plupart des cas ?), toute cette agitation prenant place dans le rapatriement des semi-consonnes chez les voyelles, finalement, en fait  (auxquelles elles ressemblaient tant, souvenez-vous, depuis le début; mais il faut sans doute un doctorat d’état pour s’en apercevoir vraiment)….

Si l’étudiant ne sort pas de cette partie avec la tête qui lui tourne, c’est soit qu’il n’est pas sujet au vertige, soit qu’il ne voit pas les abîmes qui l’entourent (les aveugles ont-ils le vertige ?).

Le « wau »

La méthode employée est la même que pour le “yod”, une décomposition méticuleuse des cas où ce son apparaît.

Dans le premier cas, en début de mot, Thibault ne semble toutefois pas “remarquer” (ou faire remarquer) le comportement inégal des mots à la liaison,  mots qu’il note de la même façon  ([ynwa] mais [ũwat] ????)

Dans le deuxième cas, il ne semble pas plus gêné par l’aspect uniformément exotique des mots qu’il produit (cacahouète, hawaien, etc, on se croirait dans une liste du capitaine Haddock…)

Paradoxalement, le cinquième cas détaille des mots anglais dont le Petit Robert donne des prononciations amusantes (surtout pour un canadien).

Thibault juge finalement le cas du “wau” en bas de la page 4 : pas de paire minimale, donc pas deux phonèmes, mais un seul !

De façon surprenante, car il a produit pourtant lui-même un cas d’opposition (il y en a un ou deux autres) plus loin : troua et trois ! (mais pas la même syllabation, voir ma remarque plus haut)

L’analyse “diachronique” produite par Thibault ressemble fort à un travail à partir de la notation écrite, un mauvais exemple à donner aux étudiants !

Au final, comment se peut-il que deux ou trois paires minimales fassent de /y/ et /i/ des phonèmes différents (pour Thibault), au moins en finale avec une syllabation différente, mais que deux ou trois paires minimales opposant /u/ et /w/, avec une différence de syllabation similaire ne soient pas suffisantes pour y voir des phonèmes séparés ?

La semi-voyelle antérieure arrondie ([ɥ])

Thibault continue avec la même méthode, étudier les occurrences du son (?) visé selon sa place dans le morphème.

Il remarque lui-même la valeur très contestable des prononciations données dans le Robert, à plusieurs reprises, mais on garde l’impression que Thibault attache de l’importance aux notations issues de ces ouvrages, c’est un peu paradoxal.

Le mot cacahuète, déjà utilisé pour la semi-consonne précédente, revient à nouveau sans vergogne…

Thibault conclue à la non-phonémicité du son. Après avoir encore remarqué le manque de fiabilité des dictionnaires, il renvoie ses étudiants aux ouvrages de Walter, la célèbre linguiste qui a étudié la prononciation du français chez les alsaciens ou chez les basques… et le chapitre s’enlise finalement dans des exemples issus de cet auteur, dont on ne voit pas bien ce qu’ils vont apporter aux étudiants cherchant une synthèse ?

Un manque total de définition des limites de la langue étudiée ne peut pas servir à préciser ces questions. Walter a étudié le français parlé en France (pourquoi ? la France n’est pas une unité linguistique, c’est une unité politique) et Thibault fait référence à la francophonie, ce n’est pas la même chose.

Conclusion

Dans chaque mot étudié, le cours donne une notation phonétique, mais aussi la reproduction des graphèmes utilisés : ‹yaourt› [jauRt]. C’est un peu étonnant au niveau considéré, celui du master, de revenir sans cesse à la graphie, les étudiants devraient commencer à s’être aperçu que la linguistique, c’était l’étude de la parole, pas du texte ?

Si le but est d’obtenir une caractérisation phonologique d’un certain son, une délimitation la plus précise possible de la langue étudiée (comme “français standard”) devrait être précisée avant de commencer. Le fait de mélanger différentes catégories de locuteurs, notamment de différentes zones géographiques, est complètement antithétique avec l’idée de dégager un système phonologique. Le système phonologique de ces différents parlers pourrait naturellement être tout à fait incompatibles. Pour prendre un exemple concret : dès lors qu’on admet dans l’étude les gens qui prononcent Lyon en deux syllabes, on ne fait plus l’étude du français standard AMHA.

On est plutôt dans l’étude de “la langue parlée dans la francophonie”, ce qui condamne l’analyse à ne rien pouvoir conclure. Est-ce que tout cela vient d’un souci de politiquement correct ?

Au point de vue technique, les études de cas qui commencent les trois sous-chapitres sont des études morphologiques ou plutôt morphophonétiques.

Il s’agit de savoir ce qui se produit, du point de vue des arrangements de sons, dans la langue étudiée, sans préjudice du sens, du type de mot, etc. Le défaut de ces études est donc de ne pas tenir compte des limites morphologiques internes des mots étudiés, limites qui ne peuvent apparaître que si on s’intéresse au sens, en faisant notamment ressortir les morphèmes. Thibault y vient un petit peu d’ailleurs quand dans l’étude du “wau” il recourt à l’étude synchronique et montre que certaines terminaisons apparaissent, à tort ou à raison, comme des morphèmes flexionnels.

Epilogue (février 2014)

Avant de lire ce cours, j’avais toujours été persuadé que les résultats hasardeux dans l’extraction des phonèmes venaient d’une confusion entre le niveau [phonétique] et le niveau /phonologique/, si fréquente chez de nombreux auteurs, qui passent allègrement de l’un à l’autre. Ce n’est pas le cas de Thibault qui prend toujours un soin extrême à différencier l’un et l’autre.

En lisant ce cours, j’ai compris que ce soin n’est pas suffisant. Dès qu’un “son” est noté phonétiquement, comme [s] par exemple, il acquiert en quelque sorte le statut de segment, et un segment tend à être vu comme un phone, le phone étant finalement toujours le “résultat” d’un phonème, fut-ce un de ses allophones…

Il conviendrait en réalité d’employer pour ce genre d’étude TROIS notation :

pour un son au statut non-déterminé : {s} par exemple

pour un phonème : /s/ bien sûr

et [s] uniquement pour les phones/allophones de phonèmes ÉTABLIS (donc à ne pas employer en début de problème).

Pour déterminer réellement le statut phonologique de telle ou telle partie d’un mot, il faut en réalité accepter de se poser la question plus en amont : si on ignore le statut phonologique d’une partie, alors on ignore le nombre de phonèmes dans ce mot. Et il faut donc réaliser que la notation phonétique (que je propose de remplacer par une notation entre accolades) ne donne pas toujours le nombre de phonèmes, ce qu’elle n’a jamais été censé faire dans aucune définition d’ailleurs.

(Une  situation comparable se produit en algèbre lorsque les élèves cherchent à remplacer “x” par une valeur chiffrée, LE PLUS VITE POSSIBLE, alors que tout l’art de l’algèbre consiste bien-entendu à le remplacer par une valeur LE PLUS TARD POSSIBLE, voire jamais.)

Quand les semi-voyelles observées phonétiquement ne sont pas des phonèmes, que devient donc le nombre de phonèmes dans ces mots  et quels sont-ils ? Thibault ne nous donne pas la réponse, pour cela il serait en effet obligé de parler d’un tabou, l’existence des diphtongues en français.

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