Le réchauffement et/ou le changement climatique, faut-il y “croire” ?


ou adopter une attitude réellement scientifique ?

Un énorme battage médiatique se fait au niveau du réchauffement climatique et de la responsabilité humaine dans cette catastrophe annoncée. Les gens qui sont d’un avis contraire se plaignent de ne pas être écoutés, ils sont souvent persuadés que les promoteurs du réchauffement climatiques ne sont pas désintéressés quand ils prédisent ces malheurs à venir. Qui a raison ?


(Épistémologie sommaire)
Article écrit pour Knol à partir de janvier 2010
Je ne suis pas météorologue (encore moins “climatologue”, une invention des journalistes parait-il), seulement naturaliste, alors pourquoi est-ce que j’essaie d’écrire cet article, d’intervenir dans ce débat ? La réponse est que justement, j’espère aider d’autres personnes non-spécialistes comme moi à comprendre :
-pourquoi il y a un débat (ou pourquoi certains se plaignent qu’il n’y en a pas…)
-comment on peut se former une opinion sans se précipiter d’un côté ou de l’autre.
En fait, il semble qu’une partie importante de “l’opinion publique” ait déjà fait son choix, même s’il repose quelquefois sur des bases scientifiques chancelantes ou sur l’influence des médias : http://www.ijenko.com/blog/2010/01/84 %des francais croient a la realite du rechauffement climatique/

antarcticatemps1957-2006
Fond-je ? (en 2012 il semblerait que la péninsule antarctique ait pas mal fondu, mais que le reste du continent a gagné de la glace… de quoi donner des arguments aux deux “camps”)

La théorie dominante

La théorie dominante (mais pas forcément entièrement juste, ni entièrement fausse d’ailleurs) sur le réchauffement climatique est la suivante : Les activités humaines se développent de manière exponentielle. La libération, qui croit chaque année, de différents gaz dans l’atmosphère, notamment du CO2, pourrait modifier le “climat” vers des températures plus élevées, chose qui serait déjà en train d’avoir lieu. Les conséquences de ce réchauffement pourraient être catastrophique pour :

  • Les populations qui vivent à basse altitude (la très grande majorité de l’humanité) car les océans, en se réchauffant, vont se dilater et envahir les terres basses dans tous les pays du monde (pas seulement quelques atolls). Cette montée des océans va être aggravée par la fonte ou le glissement des calottes glaciaires (et la disparition des couvertures de la planète en neige ou en glace, qui renvoient de la lumière dans l’espace va encore accélérer le réchauffement).
  • L’agriculture mondiale par la dérégulation des climats locaux. L’agriculture est possible en chaque lieu car le climat est localement à peu près prévisible/stable. Si les climats locaux se mettent à changer très vite, les agriculteurs auront des difficultés à s’adapter.

Une planète plus chaude pourrait signifier davantage d’événements catastrophiques : cyclones, sécheresses, susceptibles d’affecter l’agriculture, voire de ruiner les terres arables. Beaucoup de maladies, parasites et ravageurs qui sont confinés dans les zones intertropicales pourraient en profiter pour envahir les régions aujourd’hui tempérées. Les mesures récentes ne semblent pas franchement aller contre cette théorie dominante : avril-2010-tempanomalysmall mais ça dépend quand même des endroits, et des mois, voyez la carte suivante : 201201 Bref, si vous voulez lire les bilans du NOAA:

http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/

Les points qui soulèvent un questionnement/une contestation

Le CO2 n’est pas un poison, il est naturel

Certains opposant à la théorie dominante sur le réchauffement expliquent que le CO2 n’est pas un poison, que le CO2 est naturel et que le CO2 libéré par l’homme ne compte que pour un très faible pourcentage du CO2 total de l’atmosphère. Tout cela est vrai mais ils n’ont pas compris la nature de la théorie : Il y a de toutes façons du COdans l’atmosphère, et ce CO2 produirait un effet de serre”normal”. Le COproduit par l’homme, même s’il ne s’ajoute qu’en petite quantité, produirait un effet de serre “supplémentaire”Ce supplément d’effet de serre est tenu (par la théorie dominante) comme la principale cause du (supposé) réchauffement.

Le principal agent de l’effet de serre, ce n’est pas le COmais l’H2O

Autrement dit, ce n’est pas le gaz carbonique qui fait le gros de l’effet de serre, c’est l’eau sous forme de vapeur (attention les nuages ne sont pas de la vapeur comme on le croit souvent, la vapeur est invisible). Le COne vient qu’en deuxième. Tout cela est vrai, mais de même que dans le paragraphe ci-dessus, la théorie dominante ne dit pas que seul le CO2 produit de l’effet de serre. La théorie dominante est parfaitement au courant de l’effet de serre produit par H2O. Ce qu’elle dit, une fois encore, c’est que le CO2 supplémentaire (ainsi que d’autres gaz, pour la plupart naturels mais libérés par l’homme en quantités supplémentaires) produit un effet de serre supplémentaire. Une bonne page scientifique orthodoxe sur l’effet de serre : http://www.manicore.com/documentation/serre/physique.html

Une page beaucoup moins orthodoxe sur l’effet de serre (plusieurs théories) : http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html

La réalité du réchauffement

Dans la théorie officielle, c’est le réchauffement qui est le signe d’alarme caractéristique qui justifie toutes les inquiétudes et les efforts de recherches, ainsi que les efforts politiques pour contrôler le problème. Pour la plupart des scientifiques, le réchauffement est un fait et pourtant d’autres n’y “croient” pas. Comment est-ce possible ?

Il faut comprendre que la mesure de la température au niveau de la planète représente un énorme travail de collecte et de traitement statistique. Tous ces chiffres n’arrêtent pas de changer dans tous les sens. La bonne manière de parvenir à un seul nombre représentant la température de la terre pour 2009, par exemple, ne manquerait pas de susciter un débat houleux chez des climatologues même s’il n’y avait pas derrière l’enjeu d’une crise climatique. La solution, bien sûr, est de choisir une méthodologie et ensuite de l’appliquer scrupuleusement d’année en années.

Malheureusement, deux écueils empêchent très certainement les scientifiques d’agir ainsi : Les données anciennes ne sont pas de même nature (type de mesures, répartition, fréquence, etc.) que les nouvelles. Par exemple en 1900, il n’y avait peut-être pas de station météo à Ushuaia… comment savoir alors la température qu’il y faisait ? Chaque jour de nouvelles technologies apparaissent qui améliorent le suivi scientifique de la planète (ainsi que sa couverture médiatique d’ailleurs, si un iceberg géant s’est détaché de l’Antarctique en 1900, ou qu’une colonie de manchots a été décimée cette année là par un iceberg dérivant, personne ne s’en est aperçu). Tout un tas de corrections concernant l’évolution des données de températures sont probablement nécessaires chaque fois que l’on veut les comparer les données fraîches (si on peut dire) aux données plus anciennes.

Et qui dit correction, dit forcément “manipulation”. Alors les scientifiques s’accusent mutuellement d’avoir manipulé les données dans un sens qui les arrange. Certains scientifiques ont soulevé récemment le point suivant : puisque la plupart des stations météo sont situées à proximité (souvent la plus ancienne est sur l’aéroport) des villes, et que ces structures se sont énormément développées depuis le début du siècle dernier. Alors l’effet d’îlot de chaleur qui a lieu dans ces sites de plus en plus bétonnés et qui ont de plus en plus de trafic (et de chauffage en hiver) fausse les mesures de températures et si les thermomètres étaient installés à la campagne,  on s’apercevrait que les mesures qui indiquent une hausse ne sont dues qu’à l’augmentation de l’activité auprès des stations.

Cela est peut-être vrai en partie (bien que les études sérieuses ont probablement cherché à pondérer ce biais) alors cela devrait encourager les sceptiques du réchauffement global à prendre QUAND-MÊME des mesures pour lutter contre l’accumulation de chaleur (notamment au niveau de leur habitation) car les effets d’îlots de chaleur sont très néfastes pour la santé. Ils aggravent en fait tous les effets de la pollution urbaine. Voir mon knol sur la lutte contre les îlots de chaleur.

La nature inquiétante du changement

Beaucoup de scientifiques qui s’opposent à l’alarmisme ambiant font remarquer que le changement climatique est normal puisque le climat, par définition, est toujours en train de changer, quelle que soit l’échelle de temps à laquelle on l’étudie. La nature changeante du climat est certaine, mais ce raisonnement n’est pas bon. C’est comme si vous disiez que la température de vos enfants est tout le temps en train de changer (ce qui est vrai) donc que la fièvre n’existe pas. Le climat a toujours changé, c’est vrai (mais on ne connait pas ces changements avec autant de précisions que ceux d’aujourd’hui). Cela ne prouve pas que tout changement observé soit forcément naturel. Ceux qui tiennent ce raisonnement à la “rien de nouveau sous le soleil” oublient qu’il n’y a jamais eu 6 milliards d’êtres humains sur terre…

Ce qui n’est pas sain, c’est de trouver dans le même article une mise en cause du réchauffement (comme discutée précédemment) et l’argument que la terre a déjà été plus chaude. Un peu comme si je vous disais : “non je n’ai pas mis d’insecticide dans la soupe, mais de toutes façons un peu d’insecticide serait bon pour toi : ça tue les vers”.
Voir un exemple de ce travers ici : http://www.telegraph.co.uk/comment/personal-view/3624242/There-IS-a-problem-with-global-warming…-it-stopped-in-1998.html

Le lieu du réchauffement et la responsabilité du CO2

Certaines études observent que le réchauffement n’a pas lieu là où il le devrait (si le CO2 était coupable) ! Le réchauffement est observé près du sol ( où sont les stations météo se trouvent pour la plupart, mais les météorologues envoient aussi des ballons qui enregistrent la température en montant dans la colonne d’air…) mais en altitude cela ne se réchauffe pas tant ou pas du tout. Il en déduise que cela exonère le COde toute culpabilité.

D’autres études pointent sur le fait que le taux de COsemble avoir tendance à monter, d’un point de vue historique, “après” les épisodes de réchauffement, au lieu que ce soit avant. Elles en déduisent que les augmentations de COdans l’atmosphère seraient des conséquences des épisodes de réchauffement et non leur cause. La vraie raison du réchauffement serait à rechercher du côté de l’activité solaire. Il font remarquer que bien avant que l’activité humaine ait atteint le niveau d’aujourd’hui, on observait déjà une suite de réchauffements ou de refroidissements du climat général selon les époques. Certains scientifiques corrèlent ces épisodes de variation climatique avec l’activité passée du soleil (comment la connait-on ? réponse : des astronomes ont noté depuis plusieurs centaines d’années l’apparition des taches solaires) et en déduisent que le réchauffement actuel n’aurait rien à voir avec l’activité humaine mais serait seulement un nouveau maximum lié à une activité plus grande du soleil (moins de taches).

Ces arguments sont très intéressants. Il est seulement dommage qu’on les retrouvent en général amalgamés avec d’autres thèses contradictoires, le phénomène un peu inquiétant du “je fais feu de tout bois” contre le réchauffement climatique…

La responsabilité humaine

Comme on vient de le voir, les deux axes principaux de contestation de la “théorie dominante du réchauffement” sont un peu contradictoires : pour certains, il n’y a pas de réchauffement, donc il n’y a pas de problème; pour les autres, il y a bien un réchauffement, mais le CO2 n’est pas responsable, donc l’homme n’est pas responsable. Le point commun de ces deux axes de contestation est donc l’innocence humaine dans la modification du climat. Ce point de rencontre explique peut-être pourquoi ces théories “un peu contradictoires” ont parfois tendance à joindre leurs forces dans leur combat contre la théorie dominante.

Le désintéressement des scientifiques et des ONG

Certains opposants à la théorie dominante du réchauffement climatique font remarquer que ce secteur de recherche est une poule aux œufs d’or pour les climatologues (voire les chercheurs d’autres disciplines qui peuvent inclure ce problème “global” dans le titre de leurs recherches…). Comme chacun sait dans une situation de ce genre le secret de la réussite est de ne pas tuer la poule… Ils expliquent donc l’énorme quantité de travaux tendant à corroborer l’hypothèse d’un changement climatique récent par le simple fait que les conditions matérielles de vie de nombreux chercheurs, et bien sûr de leurs laboratoires, sont devenues dépendantes de l’existence même de ce phénomène nouveau qu’il est urgent d’étudier…

Ils ont entièrement raison de soulever ce problème mais ils devraient aussi s’intéresser de la même manière au désintéressement des hérauts de l’anti-réchauffement.

La liberté et la sérénité du débat

Les opposants à la théorie dominante du réchauffement global se plaignent … de sa dominance ! Les scientifiques qui ne se joindraient pas au concert unanime du réchauffement seraient : – moins écoutés. – seraient carrément méprisés. – prendraient des risques par rapport au financement de leurs activités et à la suite de leur carrière.

rechauffementclimatique

Eh ben ça ne serait pas vraiment étonnant, vu que c’est le cas pour toutes les autres théories scientifiques ! Faut être vraiment naïf pour faire ce genre de constatation !

La politisation du débat

On lit dans certains écrits que les tenants de la théorie dominantes sont des écologistes extrémistes (http://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique) et des marxistes reconvertis… et dans d’autres que cette théorie a été montée par les capitalistes (http://antiliberal.over-blog.net/article-29762136-6.html) . L’existence de ces deux types d’accusations symétriques tend plutôt à démontrer la faible politisation du sujet et le fait que les gens qui se préoccupent du changement climatique partent, au moins autant qu’il est possible de la faire, de bonnes intentions : protéger les populations (ce qui ne prouve pas que leurs raisonnements soient justes).

Les mauvaises intentions des gouvernements/du capitalisme/des nations riches

Certaines personnes pensent donc que la théorie du réchauffement climatique est un montage malveillant dont le but réel est d’empêcher certains pays de se développer, comme l’ont fait les pays riches. Cette vision est particulièrement paranoïaque ! Dans un film diffusé largement sur internet, on interviewe un africain qui explique que l’électricité est indispensable pour le développement de son village mais que les panneaux solaires qu’on lui a installés ne permettent pas de faire marcher en même temps l’ampoule (basse consommation !) et le frigidaire (dans lequel il faudrait stocker les médicaments). On le croit mais il joint le geste à la parole. Ce qui est plus grave, c’est qu’il nous explique ensuite que l’électricité est de toutes façons nécessaire, parce que quand il fait noir on ne peut plus parler !?! Quel gag ! Pourquoi les gens apparemment sérieux qui ont fait ce film ont-ils laissé ce genre de remarque complètement baroque ? Le film veut-il vraiment nous faire croire que les tenants du réchauffement climatique veulent empêcher les africains d’avoir la “vraie” électricité, celle qui permet d’allumer plusieurs choses en même temps et que c’est pour ça qu’on leur a refilé l’énergie solaire, sous prétexte de ne pas réchauffer la terre ? Quel délire ! http://www.dailymotion.com/video/x2bymx_larnaque-du-rechauffement-climatiqu_news

Conclusion

La personne bien intentionnée qui cherche à s’informer sur la réalité du changement climatique induit par l’homme s’aperçoit rapidement (ou pas) que le terrain est miné. S’il a déjà une opinion préconçue, il lui sera facile de se procurer de l’information qui valide cette opinion, pour ou contre le réchauffement, mais il risquera d’avoir une vue de moins en moins objective de la question. Il lui  faudrait normalement continuer à écouter ce que disent les autres, être conscient des points faibles de sa théorie. Soit au contraire il n’a pas d’opinion préconçue mais il se retrouvera rapidement écartelé entre des théories divergentes, soutenues par des zélateurs “engagés”. Comment alors savoir qui a raison ? L’avis que je souhaite apporter dans cet article, c’est que dans une question scientifique, on ne doit pas avoir de “croyance”. Il ne s’agit pas de croire ou non au changement climatique. Si tant de % des gens “croient” que le réchauffement est une réalité, c’est parce qu’ils n’ont pas de formation scientifique. Si des scientifiques “croient” que le réchauffement est un fait, alors c’est plus grave, c’est que ces scientifiques ont perdu les points de repère qui sont à la base de la méthode scientifique : rester vigilant, rester ouvert, surveiller sans cesse son propre raisonnement. Que l’on soit scientifique ou abonné au gaz, l’urgence n’est donc pas d’avoir une opinion, pour ou contre le réchauffement ! Chacun devrait plutôt essayer de comprendre les différents arguments, les différentes théories et se tenir au courant mais en même temps de réaliser que les destructions/dégradations du milieu terrestre et marin par l’homme sont avérées. Croire que l’atmosphère résistera indéfiniment aux rejets d’une humanité en croissance exponentielle relève d’une grande naïveté. Croire que la terre peut nourrir 10 milliards d’humains sans problème est encore plus grave : elle nourrit déjà très mal une grande partie des 6 milliards actuels et les problèmes climatiques, dûs à l’homme ou pas encore… ne vont rien arranger : en effet plus la population planétaire augmente, plus les variations intempestives du climat (et autres catastrophes non climatiques) même naturelles, vont provoquer de famines, de morts et autres problèmes !

Ici un scientifique qui croit que la terre a commencé à se refroidir (est-ce qu’il croit aussi que la pollution a commencé à diminuer, les espèces disparues à réapparaître, les terres arables à s’agrandir, la population qui  vit sans eau courante ni toilettes à diminuer ? youpi) : http://wattsupwiththat.com/2009/09/10/svensmark-global-warming-stopped-and-a-cooling-is-beginning-enjoy-global-warming-while-it-lasts/
Enfin, sceptique parmi les sceptiques, un site scientifique qui tend à démontrer que la plupart des tenants du réchauffement racontent n’importe quoi, l’effet de serre lui-même, y compris dans les serres en verre, serait une analyse sans valeur. L’effet de serre atmosphérique n’aurait aucune réalité physique, la conservation de la chaleur par l’atmosphère terrestre serait due à un effet thermodynamique : la stratification naturelle de l’atmosphère en pression/température.
L’auteur va jusqu’à se demander si la lutte contre le réchauffement pourrait avoir des effets plus mauvais que le réchauffement lui-même. De très bonnes questions sont posées, mais l’archarnement à montrer la mauvaise foi des “réchauffistes” finit par inquiéter : à aucun moment l’auteur ne semble se demander si cette prise de conscience, exagérée, manipulée, qu’il décrit, ne pourrait aussi avoir des effets positifs, ne serait-ce que parce que la plupart des habitants de la planète, contrairement à ceux qu’il pourfend, ne sont pas des agités écolos :
Dans une autre page, il propose que c’est l’alarmisme des CO2-réchauffistes qui pousserait certains pays à raser leur forêt pour produire les carburants verts, les gouvernements à se tourner vers le nucléaire, n’est-ce pas aller un peu trop loin ?
http://www.pensee-unique.fr/remedes.htmlPour prendre une comparaison, de nombreux parents s’inquiètent pour la santé, l’avenir, etc. de leurs enfants. Ils ont souvent tort, car les petites maladies se soignent d’elle-même, le petit rabougri fini par grandir, le timide par s’extérioriser, etc. Des écrivains ou des cinéastes ont souvent ridiculisé les mères poules qui sur-couvaient leurs rejetons… Pourtant, en général, cela est bon signe. Proner l’indifférence totale des parents vis à vis des problèmes de leur progénitures ne donnerait surement pas de très bons résultats.
Ainsi on peut penser que les théories sur le réchauffement, même si elles se révèlaient fausses, en partie ou en totalité ne sont pas globalement négatives, dans la relation qu’a l’humanité avec sa planète.

Excellent

Excellent knol, très instructif…Continuez !!Je vote (5*)Sébastien

Pollution

La pollution voila un effet de l’HOMME. Il faut changer nos moyens de production avant de nous tuer, pas par le réchauffement mais bien par cette pollution créée par nous les Hommes.
Cher monsieur, merci de votre contribution. Voici ma réponse : Bien que le CO2 ne soit pas un poison, sa libération en quantités exagérées pourrait avoir finalement le même impact qu’une pollution : une modification irréversible du milieu. C’est donc une forme de “pollution”. L’urine est naturelle, mais libérez des quantités industrielles d’urine dans une rivière et vous aurez bien un problème de pollution. Il ne faut donc pas opposer réchauffement et pollution, c’est bien le même problème.Par ailleurs le problème de la limitation de ce genre d’action de l’homme (pollution ou réchauffement) sur la nature dépend des même paramètres : la quantité moyenne libérée par chaque individu (je sais il y a de fortes disparités) mais aussi le nombre total d’individus.Même si vous arrivez à réduire la quantité moyenne de polluants ou autre facteurs impactants par individu, cela ne servira à rien si le nombre total de ces individus continue à augmenter indéfiniment. Autrement dit tous les problèmes écologiques se ramènent en définitive à une question démographique, souvent passée sous silence : jusqu’où le nombre total d’individus sur terre pourra-t-il augmenter ?Ceux qui affirment que “la terre pourra nourrir sans problème tant de milliards d’hommes” ne paraissent pas bien conscients du fait que des milliards, justement, sont déjà mal logés, mal nourris, mal instruits etc.Je tente de faire une synthèse de ces problèmes dans cet autre knol : http://knol.google.com/k/stephane-jourdan/de-la-mis%C3%A8re-injustice-dans-le-monde-et/3dfvm2oyvur0n/13#bien à vous

réchauffement, oui sans doute, mais pas forcément imputable a l’Homme

Des signes de réchauffement (comme dans l’image de ce knoll ) souvent cités comme preuves semblent ne laisser aucun doute, je pense à la fonte de la banquise et des glaciers. Du coup l’eau monte et certains atolls vont se retrouver submergés. Non, cela ne signifie pas que la température moyennt globale sur la planète qu’on pourrait mesurer (et encore, où la mesurer, au niveau de la mer, à 10000 m d’altitude, sur la terre, etc…), mais la seule montée des eaux montre qu’il y a un gros problème. Finalement au lieu de parler de réchauffement climatique (ce qui serait une des hypothèses de cause), on devrait parler des catastrophes tangibles comme la montée des eaux, non?Quant à la responsabilité des humains, bien malin celui qui pourrait l’établir, bizarre que tous les scientifiques s’accordent là-dessus. C’est comme les scientifiques qui étaient tous d’accord pour dire que la terre est plate il n’y a pas si longtemps, et ceux qui avaient le culot de dire le contraire étaient brulés vifs. Bien sûr, je suis d’avis de réduire notre pollution en général, car de toute façon c’est nocif à court terme pour nous tous (il faut porter des masques dans certains pays, les allergies, les guerres et tous les malheurs à cause des territoires contenant du pétrole ou du gaz par exemple,les rivières polluées et les maladies virales) et très couteux alors que l’on a de l’énergie renouvelable à disposition. Donc que ce soit de la faute ou non de l’Homme, les actions à prendre sont les mêmes, réduire notre pollution, donc pourquoi continuer à palabrer sur le sujet et ne pas réfléchir à la place à la mise en place de notre futur à tous? Merci en tout cas pour cet article Stéphane J. note: * * * * *
Comme je l’explique dans l’article, le problème de la mesure est en effet réel mais tu as raison : les glaciers et les calottes eux, n’ont pas de problèmes d’interprétation statistique, s’ils fondent cela prouve un effet au moins local. C’est embêtant ce réchauffement dans les régions froides même si à des endroits il fait plus froid (ce qui n’est pas sûr, sauf peut-être ici à Auckland, surtout depuis que j’ai peint mon toit en blanc). Oui on peut parler de la montée des eaux, on en parle d’ailleurs, c’est considéré comme le principal problème induit par le réchauffement, mais l’habitude est prise de parler de la cause supposée plutôt que du principal effet, ce n’est pas non plus aberrant.Ma conclusion n’est pas terminée, la responsabilité des humains, même en supposant qu’on ne puisse pas la prouver aujourd’hui, finira par être prouvée demain, c’est ça qui est le plus difficile à faire rentrer dans le débat (car les humains seront plus nombreux, le nombre total d’humain sur terre (naissances – décès) augmentant de 250 000 (ordre de grandeur) par jour ! Ce n’est pas juste une généralisation de l’adage “bat ta femme même si tu ne sais pas pourquoi, elle elle le sait”.)Comme je le réponds au monsieur qui vient juste après toi, réduire la pollution individuelle n’a aucun sens si la population continue à croitre indéfiniment. Donc ta conclusion est juste : il faut prendre des mesures contre toutes les formes de pollutions même si ces précautions semblent exagérées, c’est le “principe de précaution” justement mais en plus, il faudrait prévoir de stabiliser, un jour, la population de la planète…Merci pour tes étoiles, mais c’est pas là qu’il faut les mettre ! il faut cocher en haut à droite, ma survie de knoleur en dépend ! ah trop tard………..arghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, chtocCe knol ne sera plus disponible à partir de demain, veuillez ne pas tentez de vous y reconnecter, cela fait chauffer les serveurs ce qui produit une montée de 1 mm du niveau marin par minute.

 

Au niveau des glaciers, finalement, on s’aperçoit que le raisonnement : s’il fait plus chaud, les glaciers vont fondre, était simpliste, bien qu’on ait pu le lire un peu partout.
Un glacier, c’est comme un bilan financier, il y a les pertes, mais il y a aussi les gains ! Donc un glacier qui fond plus vite peut quand même s’allonger s’il neige davantage ou bien il peut fondre moins même s’il fait plus chaud, si la glace reçoit plus de débris protecteurs :http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article6991177.ece http://www.reuters.com/article/2011/01/23/us-climate-himalayas-idUSTRE70M1RC20110123 http://www.telegraph.co.uk/earth/environment/climatechange/8284223/Himalayan-glaciers-not-melting-report-finds.html
Alors bien sûr il y en a qui vont dire :”maintenant qu’ils s’aperçoivent que les glaciers ne fondent pas, les tenants du Global Warming sont en train de changer de théorie.”Il se trouve que la science est obligée d’avancer aussi par ses erreurs. C’est bien connu, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’opinion. J’ai toujours été de cet avis….

 

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