Petites culottes et sélection naturelle


Il est impossible de comprendre l’intérêt des hommes pour les dessous féminins si on ne réfléchit pas au mécanisme de l’Evolution, tel que Darwin l’a compris.

À l’époque des hommes des cavernes, les femmes étaient des femmes des cavernes, naturellement ce fait n’est pas très connu, il faut faire des études poussées en paléontologie pour accéder à ce genre de connaissance. En conséquence, il était difficile d’en trouver une pour s’accoupler, ou même juste d’en voir une seule, car elles passaient le plus clair de leur temps au fond de la grotte obscure.

La méthode bien connue consistant à se percher sur une branche et à attendre le passage d’une femelle pour lui tomber dessus, notamment, marchait très mal. On en disait communément : “c’est troglodyte pour être vrai”.

Toutefois les femmes, déjà si discrètes et naturellement peu effrontées en ce qui concernait les vêtements de dessous qu’elles portaient, avaient pris l’habitude d’étendre le même linge au grand jour, sur des tendons de mammouth tendus devant la grotte (d’où l’expression “as-tu tendu tes tendons (d’étendage) ?”), dispositif qui conduisit aussi, comme chacun sait, à l’invention de la musique philharmonique mais c’est un autre sujet.

La plupart des mâles qui passaient devant une grotte ne voyaient évidemment pas au départ l’intérêt de ces pavois. Mais dès que le gène Rcul (repérage de culottes) apparu par le hasard des mutations aléatoires, il fut fortement sélectionné car il permettait à son porteur d’associer l’étendage de linges d’une certaine taille et d’une certaine forme à la présence indubitable de femelles, non repérables à leur odeur car cachées au fond de la grotte.

Avec un peu d’expérience n’importe quel préhistorien (ce sont les mâles de l’espèce : homme préhistorique) pouvait donc ensuite connaitre au premier coup d’œil le nombre et l’âge des femmes présentes dans une grotte, quitte à opérer quelques vérifications olfactives sur un échantillon de culottes choisies aléatoirement.

Ainsi la théorie de la sélection naturelle permet d’expliquer fonctionnellement comment est apparu cette curieuse attraction pour des oripeaux qui ne sont naturellement pas des organes sexuels mais au contraire qui servent à les cacher.

Richard DAWKINS

Cavewoman_FrankCho_013

Remarquez l’anachronisme de cette représentation non scientifique : à l’époque toutes les femmes portaient des chaussures et des chapeaux bien entendu. R.D.

Laisser un commentaire

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Changer )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Changer )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Changer )

Connecting to %s

%d bloggers like this: