Quatre générations de logiciels de généalogie


À quand la cinquième génération ?

Pardon pour le jeu de mots sur la notion de générations … informatiques, alors qu’il est aussi question de générations humaines …

La préhistoire

image empruntée sur la page généalogie de Wikipedia (pardon décidément)

Avant l’ordinateur individuel, la généalogie se faisait soit sur des grandes feuilles, sur lesquelles on dessinait des branches de plus en plus fines… soit sur un carnet où chaque page correspondait à un ancêtre selon une numérotation astucieuse (inventée par Michel Eyzinger, perfectionnée plus tard par Jérôme de Sosa puis Stephan Kekulé von Stradonitz).

La numérotation en question consiste à mettre son père à la page 2 et sa mère à la page 3 (pages en vis à vis). On met ensuite le père de son père en page 4 (2 x 2) et la grand-mère correspondante en page 5. Le grand-père maternel va naturellement en page 6 ( 2 x 3) et  la grand mère maternelle en page 7. On fait de même pour tous les ancêtres : le père du grand-père maternel ira donc en page 12 ( 2 x 6) tandis que celui du grand-père paternel ira en page 8 ( 2 x 4).

Inutile de dire que ces anciens systèmes ne permettaient guère de gérer les branches “retombantes” des arbres.

Tout cela a été révolutionné par l’arrivée de l’informatique dans les foyers et très rapidement, de logiciels dédiés à la généalogie.

Logiciels de première génération

Une première génération de programmes de généalogie a été constituée par les programmes que l’on pouvait faire tourner sur son PC (au sens large) et qui permettaient pour la première fois la saisie et la visualisation de données généalogiques, leur impression, éventuellement leur importation/exportation. Certains de ces programmes (merci cher lecteur de me fournir des noms !) étaient probablement des programmes dédiés (fabriqués exprès) mais il y avait probablement la possibilité, depuis le début, d’utiliser des programmes généralistes, comme des tableurs ou mieux, un programme comme Hypercard (http://fr.wikipedia.org/wiki/HyperCard; http://www.ed-productions.com/leszed/index.php?hypercard-on-en-reparle-grace-a-hyperstudio). Naturellement, il existe dans l’univers informatique de nombreux programmeurs et le nombre de tentatives de programmation d’un tel logiciel est probablement difficile à compiler.

Remarque sur l’implexe, impasse des programmeurs :

Il est remarquable que depuis l’invention informatique des hyperliens, il est possible de faire pointer un lien d’une base de données vers n’importe quel autre enregistrement de la base. Par contre il semble que les informaticiens qui ont codé un logiciel de généalogie n’ont pas tous prévu la mise en place d’un arbre dans lequel chaque ancêtre n’a pas forcément deux parents nouveaux (pas encore saisis) ! Considérons d’une part cet arbre à progression géométrique orienté vers le passé et qui fait que chacun de nous a apparemment deux parents, quatre grand-parents, huit arrière-grand-parents etc. mais que d’autre part la démographie mondiale a suivi une courbe exponentielle orientée dans le sens du temps, c’est à dire dans l’autre sens. La collision de ces deux courbes fait que dans chaque arbre généalogique, pour peu que l’on remonte assez loin, on trouvera de plus en plus d’ancêtres présents plusieurs fois (autrement dit dans plusieurs branches du même arbre) et que si on prend deux personnes ayant des arbres généalogiques distincts (au départ), pour peu que l’on remonte assez loin, on finira par s’apercevoir qu’il se rejoignent (le nombre de jointures augmentant de plus en plus au fur et à mesure que l’on reculera dans le passé).

Si vous n’avez rien compris à ce qui est écrit ci-dessus, “essayez voir” l’explication de Wikipedia :

La numérotation prévoit 2n ascendants au degré n. L’augmentation indéfinie du nombre d’ascendants ne peut se produire : on retrouvera nécessairement les mêmes personnages à plusieurs places différentes si on poursuit l’arbre d’ascendance suffisamment loin. Ce phénomène s’appelle implexe. En cas d’implexe, un même ascendant se voit attribuer plusieurs numéros d’ascendance, caractérisant chacun une de ses places dans le tableau d’ascendance.

Concrètement, l’implexe n’est pas rare, même après un petit nombre de générations, et lié à une plus ou moins grande tendance à l’endogamie.(empruntée à http://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9rotation_de_Sosa-Stradonitz)

De façon plus immédiate, il arrive assez souvent que des cousins issus de germain se marient par exemple. Si un tel cas est arrivé dans votre généalogie, vous ne pourrez probablement pas saisir informatiquement l’anastomose ainsi constituée dans votre arbre si le programme ne le prévoit pas ! Il suffirait probablement de modifier un tout petit peu les programmes existants pour permettre cette simple opération… avis aux programmeurs !

Ici un programme est décrit qui permet apparemment de fabriquer des arbres ayant des anastomoses, mais permet-il de visualiser seulement une partie de l’arbre ? (indispensable pour la généalogie car les arbres deviennent vite très très étendus…)

Logiciels de deuxième génération

Une deuxième génération est celle des programmes permettant de réaliser un site internet individuel à partir des données, en plus des fonctionnalités prévues par la première génération.

Logiciels de troisième génération

La troisième génération de programmes (ceux là ne tournent pas sur un ordinateur individuel, mais sur un serveur) est formée par ceux capable de gérer les données généalogiques produites par un utilisateur dans une base de données accessible à tous les utilisateurs du système (est-ce que ça existe autrement qu’en

Logiciels de quatrième génération

Dans la quatrième génération de programme, au moment de la saisie des données, la base est scannée pour repérer la présence des personnes déjà saisies dans la base et l’utilisateur est amené à confirmer cette identité (ce qui est quelquefois difficile car les individus signalés ont – justement – tous le même nom, et la date de naissance du bon” n’est pas forcément connue…)
On peut citer comme programme de quatrième génération la base de données de Famille d’avant. Malheureusement, au moment de la saisie, si la base entière est scannée pour les nouvelles saisies, cela est fait à l’exclusion de la base même de l’utilisateur ! Si une personne apparaît deux fois dans son arbre généalogique, il sera donc obligé de la saisir deux fois ! (je ne sais pas comment réagit le programme si un ancêtre qui se trouve dans un autre arbre est saisi une première fois (par confirmation d’identité) et demandé à nouveau dans une autre partie de l’arbre ???

Cinquième génération à prévoir

Une cinquième génération de logiciel permettra, un jour, de scanner au moment de la saisie d’un apparenté, ancêtre ou collatéral, toutes les bases de données généalogiques ou non (comme 123people) présentes sur l’internet, un peu ce que fait d’ailleurs 123people pour les personnes vivantes. La base de données de Famille d’Avant est publiée sur l’internet. Cela veut dire que toute personne qui fait une recherche ouverte sur internet à propos d’un individu peut se voir signaler la présence de cet individu dans la base.

Essai et comparatifs
Il existe probablement de nombreuses pages décrivant les avantages et inconvénients des différentes solutions. Il m’a semblé que beaucoup ont une vision un peu étriquée de l’informatique et ne sont pas conscientes des nouveaux horizons offerts par l’internet, comme ici :

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